THÈME DE L'ANNEE

THÈME DE L’ANNÉE:"Vivre la Foi authentique aujourd'hui en Eglise, Famille de Dieu "prêcher la parole à temps et à contre temps 2TM4,2 "

samedi 19 mai 2018

Vers Pentecôte

Dimanche de Pentecôte
« Viens, souffle de Dieu, viens faire toute chose nouvelle! »
Cinquante jours après Pâques, nous voici parvenus à la fête de la Pentecôte. La Pentecôte, c’est l’Église aux mille visages. Ce jour-là, à Jérusalem, les pèlerins étaient nombreux, car on célébrait la grande fête de l’Alliance, le don des 10 paroles à Moïse au Sinaï. Et soudain, un événement a fait choc. Du bruit, tout d’abord, comme celui d’un violent coup de vent, et puis des hommes, des femmes, sortis on ne sait d’où, se répandant dans la foule et se mettant à parler. Et l’extraordinaire, c’est que ce mouvement de foule ne provoque ni panique, ni débandade. Tous se rassemblent et chacun entend parler dans sa propre langue. Étrange ce vent qui rassemble!
  Ordinairement, le vent disperse, balaye, voire détruit. Mais depuis le matin de Pentecôte souffle un vent qui chasse nos peurs, qui renverse les barrières du mépris, qui enjambe les frontières du racisme; un vent qui crée des liens, qui jette des ponts; ce souffle de l’Esprit Saint déborde les frontières de l’Église. Il habite le cœur de tous les hommes qui cherchent la vérité. C’est Lui qui nous souffle les bonnes idées pour faire un pas vers celui qui est seul, pour accueillir celui qui vient d’ailleurs, pour faire un geste de pardon. Ce souffle nous rassemble, nous unit, nous élève, nous soulève.
En effet, tout au long de la période pascale, nous avons fêté Jésus ressuscité, vainqueur de la mort et du péché. Il nous ouvre un passage vers ce monde nouveau qu’il appelle le Royaume de Dieu. Le jour de l’Ascension, il s’est manifesté une dernière fois à ses apôtres. Le livre des Actes des Apôtres (1ère lecture) nous dit qu’il « s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. »
C’est ainsi que le Christ ressuscité a disparu à leur regard. Mais il ne les laisse pas seuls : il leur annonce qu’ils vont « recevoir une force », celle de l’Esprit Saint qui viendra sur eux. C’est ce qui s’est passé le jour de la Pentecôte : ce jour-là, il y avait beaucoup de monde à Jérusalem. Les gens étaient venus de partout pour fêter le don de la loi à Moïse et à son peuple. À l’époque, c’était cela la Pentecôte. Mais ce jour-là, rien ne se passe comme prévu. Saint Luc nous parle d’un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent et aussi d’un feu qui se partageait en langues. C’était le don de l’Esprit Saint.
À ce moment-là, tout est changé dans le cœur des apôtres. La peur qui les paralysait est emportée. Ils se mettent à proclamer les merveilles de Dieu devant ceux-là même qui ont fait mourir le Christ sur une croix. La première de ces merveilles, c’est l’annonce de Jésus mort et ressuscité. Et ce qui est extraordinaire, c’est que chacun les entend dans sa propre langue. C’est une manière de dire que l’Évangile est pour tous, quel que soit leur pays. Il doit être annoncé à toutes les nations. C’est en vue de cette mission que l’Esprit Saint leur est donné. Le livre des Actes des Apôtres nous donne leur témoignage. En le lisant, nous découvrons que l’Esprit Saint les a précédés dans le cœur de ceux qu’il met sur leur route.

Découvrir le Saint Esprit


Qui est l’Esprit Saint ?
 


Pour certains, l’Esprit Saint est une force, une force divine, englobant tout et déterminant le cours des événements humains.
D’autres conçoivent l’Esprit Saint non comme une force impersonnelle mais comme une personne, un agent envoyé par Dieu pour accomplir sa volonté, en quelque sorte un des anges principaux.
 Pour d’autres encore, l’Esprit est simplement un autre nom du seul vrai Dieu, un nom qui souligne sa nature invisible.
En réalité, ces différentes façons de parler de l’Esprit Saint sont inexactes et enferme l’Esprit Saint dans nos propres pensées alors que le Saint-Esprit souffle où il veut.

Un peu d’exégèse
Le mot hébreu qui désigne l’Esprit Saint dans la Bible est rouâch, en grec πνεμα / pneũma, qui signifie très concrètement le souffle, ce qui est insufflé dans les poumons. Il ne sagit donc pas, comme la traduction française (Saint-Esprit) ou anglaise (Holy Ghost) pourraient le laisser entendre, dun fantôme ou dun esprit immatériel.
Dans le livre de la Genèse, c’est l’esprit de Dieu qui plane comme un vent sur les eaux au commencement de la création (1:2), Dieu donne la vie à Adam en lui insufflant son haleine (2:7). L’esprit de Dieu inspire aux hommes la sagesse (p. ex. Genèse 41:38 ; Exode 31:3), la prophétie (p. ex. Nombres 11:25s ; Isaïe 61:1), des prouesses (p. ex. Juges 14:6), etc. L’expression ‘Esprit Saint’, rare dans l’Ancien Testament, fréquente dans le Nouveau, est utilisée dans le même sens. C’est par la puissance créatrice de l’Esprit Saint que Marie se trouve enceinte (Matthieu 1:18), que Jésus libère les hommes des démons (Matthieu 12:22 - 32) ; c’est l’Esprit qui donne aux chrétiens de dire ‘Jésus est Seigneur’ (1 Corinthiens 12:3).
En réalité, c’est surtout là où Dieu touche le monde, et en particulier la vie humaine, que la Bible et l’Église parlent de l’esprit de Dieu ou de l’Esprit Saint. C’est pourquoi l’Esprit Saint est parfois appelé ‘le doigt de Dieu’. L’Esprit Saint transforme la vie humaine. La Bible en parle souvent. St Paul dit par exemple : ‘le fruit de l’Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi’ (Galates 5:22 - 23). Quand nous voyons la charité, la paix, la bonté, etc. dans la vie de quelqu’un, nous voyons Dieu, l’Esprit Saint, qui le touche.

Jésus promet l’Esprit Saint
Avant sa mort, Jésus a promis que lui et le Père enverraient à ses disciples « une autre aide » (Jean 14:16 ;15 : 26). Le mot grec traduit par « aide » est PARAKLETOS. Ce mot peut vouloir dire un avocat ou un assistant pour des questions légales. Dans un contexte plus large, il signifie une personne qui donne encouragement, conseil et force. L’oeuvre d’un aide est celle d’une personne.
L’Esprit Saint est Dieu
L’Esprit Saint n’est pas une simple aide, il est Dieu. L’Esprit Saint est Dieu de la même manière et au même niveau que le Père et le Fils. Différentes références à l’Esprit Saint sont interchangeables avec celles faites à Dieu (Actes 5:3-4). L’Esprit Saint est associé au Père et au Fils sur la base d’une égalité (Matthieu 28:19). Il partage la même divinité et possède les mêmes attributs que les autres membres de la Trinité tout en gardant des aspects spécifiques de sa propre personne. Il est le garant de l’unité au sein de la trinité, le lien d’amour et de communion étroite entre le Père et le Fils. Il est le Dieu qui agit, la personne qui atteste que la Parole vient du Père par le Fils.

samedi 12 mai 2018

En Marche Vers Dimanche


Septième Dimanche du temps de Pâques année B
Nous avons fêté jeudi dernier l’Ascension de Jésus. C’était sa dernière apparition à ses disciples. Il disparaît à leur regard. Désormais, c’est le temps de l’Eglise qui commence. Les disciples qui ont suivi Jésus pendant trois ans sont appelés à devenir des apôtres. Ils seront envoyés dans le monde entier pour être les messagers de la bonne nouvelle. Nous sommes bénéficiaires de leur témoignage ; nous avons à transmettre le flambeau autour de nous. Le Seigneur compte sur nous dans nos familles, nos villages, nos quartiers. Rien ne doit arrêter la Parole de Dieu.
La première lecture nous montre que ce témoignage a besoin d’une communauté organisée. Judas n’est plus là. Après avoir trahi Jésus, il a mis fin à ses jours. Lors d’un rassemblement de la communauté, Pierre se lève et prend la parole. Il explique ce qu’ils vont faire pour remplacer Judas. Il faut le remplacer par un témoin de la résurrection. Il n’est pas question de voter. On va simplement tirer au sort en demandant à Dieu de manifester ainsi sa volonté. C’est Mathias qui est choisi pour être associé aux onze apôtres. Ce passage du livre des Actes des Apôtres nous rappelle que l’Esprit Saint est très présent dans la vie de son Eglise. Il ne cesse d’éclairer sa route et il continue à agir pour faire de nous des hommes et des femmes de foi, témoins de Jésus.
Dans la seconde lecture,

Ascension : la fête de notre espérance


Quarante jours après Pâques, nous fêtons l’Ascension de Jésus ressuscité. C’est le jour où il disparaît au regard de ses apôtres. Comme eux, nous avons notre regard tourné vers le ciel. Mais en même temps, nous ne devons pas oublier de regarder vers la terre ; c’est le message de l’ange aux apôtres : « Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? » En d’autres termes, nous chrétiens, nous sommes « citoyens du ciel » ; nous marchons ici-bas vers notre patrie définitive. Oublier notre foi au Christ ressuscité serait pour nous un aveuglement mortel. Mais cela ne doit pas nous faire négliger la mission confiée par le Christ : « Allez donc, de toutes les nations, faites des disciples… »
Tout au long des cinquante jours du temps pascal, nous fêtons le Christ mort et ressuscité ; c’est le grand passage de Jésus vers son Père. Cette période est là pour raviver et fortifier notre foi. C’était vrai pour les disciples. L’évangile nous dit qu’ils étaient encombrés par le doute. Mais si le Christ ressuscité est resté visible quarante jours, c’est précisément pour les faire passer du doute à la foi. N’oublions pas que le vendredi saint, ils ont subi un grave traumatisme. Ils ont vu leur Maître mis à mort sur une croix et enfermé dans un tombeau. Pour eux, c’était la fin d’une belle aventure. Mais voilà que le jour de Pâque, Jésus ressuscité les rejoint. Sa première parole est un message de paix.
C’est ce message d’espérance que nous avons à transmettre à notre monde. Beaucoup vivent dans l’indifférence. D’autres sont hostiles à la foi chrétienne. Ils sont également nombreux ceux et celles qui sont douloureusement marqués par la souffrance, la maladie, le découragement. Je pense à un jeune qui s’était engagé dans une cause qui lui tenait à cœur. Un jour, des amis ont décidé de lui rendre visite. Il leur dit plus tard : « Ce jour-là, vous avez bien fait de passer. J’étais complètement découragé et j’ai failli tout abandonner. »
C’est ainsi que nous pouvons aider les autres dans les moments difficiles de leur vie. Nous pouvons leur communiquer l’espérance qui nous anime. Mais cela ne sera possible que si nous l’entretenons en nous. Il ne suffit pas de regarder ce qui va mal dans le monde. Il nous faut aussi regarder vers le ciel. Des moments de ressourcement sont nécessaires. Se ressourcer, c’est prendre du temps pour la prière ; c’est se nourrir de la parole de Dieu et de l’Eucharistie. C’est surtout se rappeler que l’Esprit Saint nous précède dans le cœur de ceux et celles qu’il met sur notre route.

vendredi 4 mai 2018

En Marche Vers Dimanche


Sixième Dimanche de Pâques année B:
«Demeurez dans mon amour»
       Bien aimés du Seigneur, nous voici au 6ème dimanche du temps pascal. Dans les textes de Saint Jean de ce dimanche, les mots « aimer » et « amour » reviennent plusieurs fois. Avec une telle avalanche d’amour, nous sommes bien obligés de reconnaître que le Dieu qui se révèle en Jésus est un Dieu d’amour. C’est tout le contraire de ce que croient bien des personnes et pas seulement parmi les plus âgées. Beaucoup s’imaginent un Dieu qui fait peur, un Dieu qui menace quand nous n’accomplissons pas sa volonté. Ce Dieu menaçant n’est pas celui de Jésus Christ. Le vrai Dieu c’est celui qui nous envoie son Fils pour nous communiquer son amour : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés.»
Nous reconnaissons tous qu’on a beaucoup déformé l’image du vrai Dieu. On a voulu en faire celui dont on se sert pour rétablir l’ordre. Bon gré mal gré, on doit se soumettre à ses commandements et à ceux de l’Eglise. Certains disent qu’on devrait rappeler avec force les exigences de la morale chrétienne et imposer une discipline stricte. Et pour que cela soit efficace, on insiste sur le péché et la menace des punitions divines. On s’appuie sur les paroles dures de Jésus. C’est vrai qu’il y en a qui pourraient justifier toutes les peurs. Mais les textes bibliques de ce dimanche nous disent que ces paroles doivent être mises dans le « bain » de l’amour.« Demeurez dans mon amour, nous dit Jésus, je vous dis cela pour que vous soyez comblés de joie. »
Le vrai Dieu c’est celui qui nous veut joyeux. Il nous a créés pour nous faire participer à sa joie. Cette joie c’est le fruit de son amour, le fruit de l’alliance vécue dans l’amour. C’est le bonheur de se savoir aimés de Dieu, d’être enfants de Dieu. Au jour de notre baptême, nous avons été immergés dans cet océan d’amour qui est en Dieu Père, Fils et Saint Esprit. Alors là, c’est toute notre vie qui est changée. L’important n’est plus de respecter une morale et des lois mais de vivre de cet amour qui est en Dieu et de le communiquer aux autres autour de nous.

vendredi 27 avril 2018

En Marche vers Dimanche


Cinquième dimanche de Pâques de l’année liturgique B : Demeurer en Jésus
En ce 5ème dimanche de Pâques, la liturgie nous parle de l’Église et de sa naissance. Saul, le persécuteur, est devenu Paul, le grand témoin de la foi (1ère lecture). Il lui faudra beaucoup de temps pour se faire accepter car sa présence rappelait trop de mauvais souvenirs. Ne se sentant pas à l’aise dans les milieux conservateurs de Jérusalem, il a choisi de partir vers les grands larges. Grâce à son témoignage et surtout grâce à l’action de l’Esprit Saint, la bonne nouvelle a pu être annoncée au monde païen. Rien n’arrête les progrès de l’Eglise. Voilà un message d’espérance pour nous chrétiens d’aujourd’hui. L’Esprit Saint ne cesse d’agir pour que notre témoignage donne du fruit.
Le problème c’est notre péché et celui du monde. Trop souvent, nous croyons qu’au point où nous en sommes, rien n’est possible. Mais, nous dit saint Jean (2ème lecture) « si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur ». Si nous fixons notre regard sur Dieu, nous avons la certitude d’être aimés, même si nous sommes de grands pécheurs. Forts de cette certitude joyeuse, nous pourrons à notre tour regarder les autres avec amour. Nous ne nous contenterons pas de paroles creuses mais nous aimerons les autres en esprit et en vérité ; ou plutôt, c’est le Christ qui les aimera en nous et par nous.
L’Évangile de saint Jean insiste sur la nécessité d’être reliés au Christ comme le sarment est relié à la vigne. Jésus se présente à nous comme « la vraie vigne ». Il insiste sur le lien vital qui doit exister entre lui et son disciple. Nous savons qu’un sarment ne peut vivre s’il est coupé du cep de vigne. De même, un disciple qui ne demeure pas en Jésus ne peut rien faire. Il n’a aucune utilité. Mais s’il est bien relié à son Seigneur, il donnera beaucoup de fruits.
Il y a un mot qui revient sept fois en quelques lignes, c’est le verbe « demeurer », au sens de « vivre avec ». Demeurez en moi, vivez avec moi. Il s’agit pour nous d’être vraiment attaché au Christ par la foi. Croire en lui, c’est une conversion de toute une vie, c’est une communion permanente. L’apôtre Paul nous le dit à sa manière : ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20). Plus simplement, un jeune écrivait sa relation au Christ en disant : « Je ne peux plus me passer de lui, de sa présence, de son aide ». On est loin de ceux qui se contentent de quelques vagues gestes religieux.

jeudi 26 avril 2018

NUIT DES TRAVAILLEURS 2018


  Le Curée de la Paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face de Godomey, le Père Saturnin LAWSON en collaboration avec le conseil pastoral paroissial organise la Grande nuit des Travailleurs ce vendredi 27 Avril 2018 de 22h00 à 07h00. Au programme :

    • Louanges
    • Enseignements
    •  Adoration
    •  Confessions
    •  Eucharistie